Peut-on être positif à l’alcool le lendemain matin ?

Peut-on encore être positif à l’alcool le lendemain matin ?

Oui, et c’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit. Après une soirée, le risque n’est pas seulement l’amende : c’est l’accident, la perte de permis, et les complications avec l’assurance.

Beaucoup de conducteurs font la même erreur : “Je dors, demain matin ça ira.” En réalité, le corps élimine l’alcool lentement et à un rythme régulier. Résultat : on peut se sentir “normal” tout en étant encore au-dessus de la limite légale.

C’est précisément pour ça que les contrôles du matin (trajets boulot, retours de soirée, week-ends) piègent autant : la fatigue + l’alcool résiduel = cocktail dangereux.

✅ À retenir en 5 secondes
Le corps élimine en moyenne 0,10 à 0,15 g/L par heure. Café, douche, sommeil : ça ne change rien.
Si vous avez un doute : ne conduisez pas.

Combien de temps faut-il pour ne plus être positif ?

En France, la limite est de 0,5 g/L de sang (et 0,2 g/L pour les jeunes conducteurs). Pour redescendre sous ces seuils, il n’existe pas de “truc” : c’est uniquement une question de temps.

À titre indicatif, on retient souvent une règle simple : 1 verre = 1 à 2 heures pour éliminer. Mais attention : un verre “servi à la maison”, un cocktail, ou un verre de vin très rempli peut compter pour 1,5 à 2 verres standards.

Pourquoi le “lendemain matin” est un piège

Le matin, deux choses se cumulent :

  • Alcool résiduel (encore détectable et actif)
  • Fatigue (réflexes + vigilance en baisse, surtout après une nuit courte)

Même si vous n’êtes pas “saoul”, la conduite peut être altérée : micro-endormissements, mauvaise appréciation des distances, freinage tardif. Sur un trajet “court” en ville, ça suffit pour provoquer un accident.

Exemples concrets (pour se repérer)

Exemple 1 — soirée “classique”
4 verres entre 22h et 1h → il est fréquent d’avoir encore un taux significatif à 7h–8h.
Et pour un jeune conducteur (0,2 g/L), le risque de rester positif est encore plus élevé.
Exemple 2 — “juste des cocktails”
2 cocktails peuvent équivaloir à 3–4 verres standards selon le dosage. C’est exactement le cas où l’on se trompe le plus.

“Je bois un café et je suis OK” : faux (et dangereux)

Le café peut vous donner l’impression d’être plus réveillé, mais il ne fait pas baisser l’alcoolémie. Pareil pour la douche froide, l’air frais, ou “manger gras”. Vous vous sentez peut-être mieux, mais l’alcool est encore là.

⚠️ Le vrai risque : l’accident + l’assurance
En cas d’accident (surtout corporel), l’alcool peut déclencher des conséquences lourdes : enquête renforcée, responsabilité aggravée, et gros problèmes d’indemnisation selon les situations. Ce n’est pas le moment de “tenter”.

Ce que vous risquez en cas de contrôle

Si vous dépassez la limite, les sanctions peuvent être sévères : amende, retrait de points et suspension. Et au-delà d’un certain seuil, la situation devient bien plus grave (délit, tribunal).

  • À partir de 0,5 g/L : amende + retrait de points + suspension possible
  • Jeune permis (0,2 g/L) : on dépasse très vite, même après “peu” d’alcool
  • En cas d’accident : contrôles et conséquences nettement plus lourds

Conseils simples (qui évitent 90% des problèmes)

  • Si vous avez un doute : ne conduisez pas. C’est la meilleure règle.
  • Prévoyez un plan B : taxi, transports, dormir sur place, conducteur désigné.
  • Le matin : si vous avez bu la veille, évitez le trajet “rapide” en voiture (c’est celui où l’on se fait contrôler).
  • Si vous devez absolument rouler : attendez, hydratez-vous, mangez, reposez-vous… et attendez encore.
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