Voitures électriques : pourquoi les ventes ralentissent en 2024-2025

Après plusieurs années de croissance rapide, le marché de la
voiture électrique marque le pas.
En Europe, en Suisse et en Amérique du Nord, les ventes ralentissent, voire reculent dans certains pays.
Un phénomène qui s’explique moins par un rejet de la technologie que par une
combinaison de facteurs économiques, politiques et pratiques.
⚡ Électrique
📉 Marché auto
🌍 Europe & Amérique du Nord
🔋 Recharge
Un ralentissement visible dans plusieurs régions
Entre 2024 et 2025, les chiffres montrent une tendance claire :
la dynamique des ventes de voitures électriques s’essouffle.
Dans certains pays européens, les immatriculations stagnent,
tandis qu’en Amérique du Nord, plusieurs constructeurs enregistrent des baisses significatives.
La Suisse n’échappe pas à cette évolution, malgré un parc électrique déjà bien installé.
Les causes principales de la baisse
Le recul des ventes ne tient pas à un seul facteur, mais à une accumulation de freins :
- Prix d’achat élevé : malgré des progrès, le coût reste dissuasif pour de nombreux ménages dans un contexte économique tendu.
- Fin ou réduction des aides : la suppression de dispositifs comme le leasing social ou la baisse des bonus écologiques impacte directement la demande.
- Infrastructure insuffisante : le manque de bornes de recharge, surtout pour les locataires et immeubles collectifs, crée de l’incertitude.
- Effet post-subventions : certaines marques ont connu une forte croissance artificielle, suivie d’une chute nette une fois les aides retirées.
🔎 Ralentissement ou simple phase de transition ?
Le marché ne s’effondre pas, mais il change de nature.
Après une période portée par les subventions et l’effet nouveauté,
les voitures électriques doivent désormais convaincre
par leur prix réel, leur usage quotidien et leur simplicité.
Ce passage à un marché plus “mature” explique en grande partie le ralentissement observé.
Le cas particulier de certaines marques
Certaines marques très exposées à l’électrique subissent plus fortement le ralentissement.
Des controverses, une gamme vieillissante ou un positionnement prix mal ajusté
peuvent peser lourdement sur les ventes.
À l’inverse, des constructeurs européens progressent grâce à
des modèles plus accessibles et mieux positionnés.
Le retour en force des hybrides
Face aux incertitudes, de nombreux automobilistes se tournent vers
les hybrides non rechargeables.
Ils offrent une réduction de la consommation sans contrainte de recharge,
ce qui rassure les acheteurs.
Cette tendance explique en partie le succès croissant de certains SUV hybrides en 2025.
Concurrence et réajustement stratégique
Le ralentissement pousse les constructeurs à revoir leurs stratégies :
- Baisse progressive des prix
- Lancement de modèles électriques plus compacts et abordables
- Accent mis sur l’autonomie réelle plutôt que théorique
- Déploiement plus ciblé des infrastructures de recharge
Le marché s’oriente vers une
restructuration plutôt qu’un abandon de l’électrique.
Un marché qui doit désormais convaincre sans béquilles
En résumé, la voiture électrique entre dans une nouvelle phase.
Elle n’est plus portée uniquement par les aides publiques,
mais doit s’imposer par son rapport qualité-prix,
son adaptation aux usages réels
et une infrastructure enfin à la hauteur.
Le ralentissement actuel est aussi une étape nécessaire vers un marché plus sain.
Les ventes de voitures électriques sont-elles vraiment en baisse ?
Oui, plusieurs régions comme l’Europe, la Suisse et l’Amérique du Nord
observent un ralentissement, voire une baisse ponctuelle des ventes en 2024-2025.
Pourquoi les ventes de voitures électriques ralentissent-elles ?
Les principales causes sont le prix élevé, la réduction des aides,
une infrastructure de recharge encore insuffisante
et un contexte économique plus contraignant.
Les hybrides remplacent-ils les voitures électriques ?
Les hybrides gagnent en popularité comme solution intermédiaire,
mais ils ne remplacent pas l’électrique.
Ils répondent simplement mieux aux attentes actuelles de certains acheteurs.
La voiture électrique est-elle en danger ?
Non. Le marché se réorganise.
L’électrique reste une technologie clé,
mais elle doit désormais convaincre sans dépendre uniquement des subventions.